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Farhad Speach

par Lyo Khoy

Bonjour à vous, mes chéris… famille …

J'espère que vous allez tous bien.

Ne cherchez pas mon absence… cherchez ma présence.

Le corps que vous connaissiez n'était qu'un vêtement ; je l'ai posé à la porte, comme on pose un manteau en rentrant à la maison. Celui qui portait ce vêtement… n'a pas disparu.

Chaque jour de ma vie, mon corps se refaisait à neuf, et chaque jour des poussières de moi s'envolaient : dans l'air que nous avons respiré ensemble… dans le pain partagé à la même table… dans la poussière que le vent emportait de notre maison.

Vous les avez respirées, et sans le savoir, vous m'avez fait une place en vous. Vos cellules se sont remplies des miennes.

Les scientifiques disent que chaque cellule a une mémoire : dans son noyau, une lettre longue d'une vie, recopiée lettre à lettre. Mes cellules, en vous rejoignant, ont confié leur histoire aux vôtres ; et vos cellules, à chaque renouvellement, ont réécrit cette histoire.

On appelle ça la mémoire cellulaire… moi, j'appelle ça l'amour. Votre corps m'a appris par cœur.

Mes deux enfants… mes gènes vivent dans chacune de vos cellules. Et tous ceux qui ont partagé avec moi une maison, une ville, un même air portent une part de moi.

Le vent a emporté le reste ; ma mémoire est maintenant partout : en vous… dans la terre… dans la mer… dans chaque souffle que vous prenez.

Quand vous parlerez de moi, écoutez ce qui tremble en vous à cet instant… c'est moi, vivant en vous.

Les derviches disent que l'homme est un petit univers, et l'univers un grand homme. La goutte croit mourir en tombant dans la mer… puis découvre qu'elle est devenue la mer.

Roumi dit : « Quiconque est resté loin de sa source aspire au jour de la réunion. »

Je suis revenu à ma source, et de là, je vous vois tous.

Merci d'avoir accepté de lire le livre que j'ai traduit du français vers le persan : « Ici, les femmes ne rêvent pas »… Chaque page que vous lirez, nous la lirons ensemble.

Le temps qui vous reste dans ce corps et cette conscience, vivez-le de tout votre cœur. Aimez-vous… pardonnez-vous… riez beaucoup… et ne laissez aucune parole du cœur non dite.

Roumi appelait la nuit de la mort « la nuit des noces »… le retour vers le Bien-Aimé.

Ce n'est pas une fin ; une porte s'est ouverte, et je suis de l'autre côté, dans la lumière, à vous attendre.

Je vous aime… À très bientôt.

Farhad

English

Hello, my dear ones… Najafzadeh Khoei and Fakharzadeh family…

I hope you are all well.

Do not look for my absence… look for my presence.

The body you knew was only a garment; I left it at the door, the way you leave a coat when you come home. The one who wore it… has not disappeared.

Every day of my life, my body renewed itself, and every day tiny particles of me drifted away: into the air we breathed together… into the bread we shared at one table… into the dust the wind carried from our home.

You breathed them in, and without knowing, you made a place for me inside you. Your cells filled with mine.

Scientists say every cell has a memory: in its nucleus, a letter as long as a lifetime, copied letter by letter. My cells, reaching you, entrusted their story to yours; and your cells, each time they renewed themselves, rewrote that story.

They call it cellular memory… I call it love. Your body knows me by heart.

My two children… my genes live in every one of your cells. And everyone who shared a house, a city, an air with me carries a part of me.

The wind carried the rest; my memory is everywhere now: in you… in the earth… in the sea… in every breath you take.

When you speak of me, listen to what stirs inside you in that moment… that is me, alive in you.

The dervishes say man is a small universe, and the universe a great man. The drop thinks it dies when it falls into the sea… then finds it has become the sea.

Rumi says: "Whoever is left far from his source longs for the day of return."

I have returned to my source, and from there, I see you all.

Thank you for agreeing to read the book I translated from French into Persian: "Here, Women Don't Dream"… Every page you read, we will read together.

The time left to you in this body and this consciousness, live it with all your heart. Love one another… forgive one another… laugh often… and leave no word of the heart unsaid.

Rumi called the night of death "the wedding night"… the return to the Beloved.

This is not an end; a door has opened, and I am on the other side, in the light, waiting for you.

I love you… See you very soon.

Farhad

درود بر شما، عزیزای من… خانوادهٔ نجف‌زاده خویی و فخارزاده…

امیدوارم همه‌تون خوب باشین.

دنبال نبودن من نگردین… دنبال بودنم بگردین.

این تنی که می‌شناختین فقط یه لباس بود؛ گذاشتمش دم در، همون‌طور که آدم پالتوشو دم در می‌ذاره و می‌ره تو خونه. اونی که این لباس تنش بود… ناپدید نشده.

هر روزی که زنده بودم، تنم خودشو از نو می‌ساخت، و هر روز ذره‌هایی از من رها می‌شدن: تو هوایی که با هم نفس کشیدیم… تو نونی که سر یه سفره قسمت کردیم… تو گرد و خاکی که باد از خونه‌مون می‌برد.

شما اون ذره‌ها رو نفس کشیدین، و بی‌اینکه بدونین، منو تو خودتون جا دادین. سلول‌های شما از سلول‌های من پر شد.

دانشمندا می‌گن هر سلول یه حافظه داره: تو هسته‌ش، نامه‌ای به بلندی یه عمر، که حرف به حرف رونویسی می‌شه. سلول‌های من که به شما رسیدن، قصه‌شونو به سلول‌های شما سپردن؛ و سلول‌های شما، هر بار که خودشونو از نو ساختن، اون قصه رو هم بازنویسی کردن.

به این می‌گن حافظهٔ سلولی… من بهش می‌گم عشق. تن شما منو از بر کرده.

دو فرزندم… ژن‌های من تو تک‌تک سلول‌های شما زنده‌ان. و هر کسی که با من تو یه خونه، یه شهر، یه هوا زندگی کرده، ذره‌ای از منو تو خودش داره.

باد بقیه‌شو با خودش برد؛ حالا یاد من همه‌جا هست: تو شما… تو خاک… تو دریا… تو هر نفسی که می‌کشین.

هر وقت از من حرف می‌زنین، به اون چیزی که همون لحظه تو دلتون می‌لرزه گوش بدین… اون منم، زنده تو شما.

درویشا می‌گن آدم یه جهان کوچیکه، و جهان یه آدم بزرگ. قطره فکر می‌کنه وقتی می‌افته تو دریا می‌میره… ولی می‌فهمه که خود دریا شده.

مولانا می‌گه: هر کسی کو دور ماند از اصل خویش… باز جوید روزگار وصل خویش.

من به سرچشمه‌م برگشتم، و از اونجا همه‌تونو می‌بینم.

ممنونم که قبول کردین کتابی رو که از فرانسه به فارسی ترجمه کردم بخونین: «اینجا، زن‌ها رویایی ندارند»… هر برگی که بخونین، با هم می‌خونیم.

روزگاری رو که تو این تن و این آگاهی براتون مونده، با همهٔ دل زندگی کنین. همدیگه رو دوست داشته باشین… همدیگه رو ببخشین… خیلی بخندین… و هیچ حرف دلی رو ناگفته نذارین.

مولانا شب مرگ رو «شب عروس» می‌گفت… برگشتن پیش دلدار.

این پایان نیست؛ یه در باز شده، و من اون‌ور در، تو روشنایی، چشم‌به‌راهتونم.

دوستتون دارم… به زودی می‌بینمتون.

فرهاد

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